Femme au corsage de Chantilly, 1869 ; Renoir

Huile sur toile, 81.5 x 65.5 cm

Collection privée : M. Moos, Genève, Switzerland

 

06/11/2001 chez Christie’s, New York, lot 32 ; $776,000

 

Ce portrait, où l’on sent l’influence de Vélasquez et de Manet, représente Rapha, la maîtresse d’Edmond Maître. Dans le fond du tableau on remarque une armoire, peinte par Renoir pour son ami bordelais.

Monet et Renoir continuent à peindre côte à côte des paysages de plein air dans la seconde moitié des années 1860 et dans première moitié des années 1870, les deux artistes, poursuivant et perfectionnant le nouvel impressionniste esthétique. Cependant, dans son art du portrait, Renoir reste fondamentalement fidèle aux conventions de Salon du dix-neuvième siècle. Comme Colin Bailey l’écrit : Dans les années 1860 et 1870 au moins, les formats qu’il a préférés étaient conventionnels, même démodés ; en effet, il peut être argué que Renoir a imité à la fois l’art du portrait du Salon et la photographie commerciale au lieu de suivre les recherches de ses collègues « actualistes » et Impressionnistes. ..ses modèles sont fermement placés dans le centre de la composition, de plein cadre ou à un angle insignifiant au spectateur, et sont peints généralement avec sérieux bien que n’interdisant pas l’expression. (C.V. Bailey cité dans les Portraits de Renoir : les Impressions d’un Age, exh. cat., National Gallery of Canada, Ottawa, 1997, p. 20).

Tandis que la pose et la présentation du modèle dans Femme au corsage de chantilly peuvent être rattachés à  l’art du portrait traditionnel, la facture de la peinture et du coup de pinceau trahit la nouvelle compréhension de Renoir du tableau moderne. Bailey a plus loin commenté, "…ce qui les distingue [les portraits] de ceux des contemporains de Renoir du Salon est la lumière extraordinaire dont ils sont imprégnés, « la lumière naturelle du jour pénétrant et influençant toutes choses, » qui transforme et radicalise la série de figures de Renoir dans les intérieurs et dans son genre de peinture» (ibid, p. 21).

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