La lectrice 2, 1877 ; Renoir

Huile sur toile, 41.3 x 32.5 cm

Collection privée

 

05/05/2004 chez Sotheby’s, NewYork, lot 14 ; $1296,000

 

Renoir est connu comme un peintre de figure superbe, et le présent travail a été complété lorsqu’il se forgeait une réputation de portraitiste remarquable à la fin des années 1870. Beaucoup de sujets de ces images étaient des amis et des connaissances qui allaient à son studio de la rue Cortot, où il a réalisé cette Lectrice en 1877. John Rewald a spéculé que le modèle pour cette composition était une connaissance proche de Renoir nommée Marguerite Legrand, surnommée Margot, qui apparaît aussi comme une figure dansant dans le Bal au Moulin de la Galette, une version qui était dans la collection Whitney. Discutant la figure de cette image, Rewald écrit, « Que [le travail présent] représente Margot ou pas, cette petite toile vibre avec le souvenir d’un moment calme, d’une humeur réfléchie, d’une sensation chaude, et d’une impression délicate » (John Rewald, The John Hay Whitney Collection, 1960-61, The Tate Gallery, London, 1960-61.

Pour cette composition, Renoir peint la jeune femme, son menton reposant contre sa main, lisant dans un fauteuil rembourré. Rewald a noté que le modèle semblait « pensive plutôt que lisant, » comme si sa posture nonchalante suggérait qu’elle ne se concentrait pas sur le livre dans ses genoux. Dans une autre composition, La penseuse (Barber Institute of Fine Arts, University of Birmingham, England) réalisée à la même période, Renoir peint une femme dans le même fauteuil et avec le même geste mais regardant directement le spectateur. Dans l’image de la Fondation de Greentree, cependant, elle est profonde dans sa pensée et engloutie par ses environs.

Renoir a peint son ami Edmond Maître dans cette pose quelques années auparavant, mais dans le présent travail, il est beaucoup plus Impressionniste dans son approche. Ceci est particulièrement notable dans son traitement des caractéristiques du modèle, qui apparaissent comme des pièces douces de couleur au lieu des formes clairement articulées. Les contrastes forts de lumière et d’obscurité et les taches de peinture qu’il applique à la surface de la toile créent l’apparence brumeuse et atmosphérique qui est caractéristique de la peinture Impressionniste classique.

Colin B. Bailey a écrit considérablement sur l’art du portrait de Renoir, et note que ceux des années 1870 étaient exceptionnellement bien reçus par l’avant-garde Parisienne, y compris par le critique George Rivière : « Bien que George Rivière clamerait ultérieurement que Renoir détestait peindre des portraits, même de jolies femmes, en avril 1877, lors de son engagement le plus proche avec l’artiste, il est trouvé faisant de la publicité pour les talents du peintre aux lectrices du journal récemment lancé, L’Impressionniste, exhortant les femmes des bons Républicains à surmonter la résistance de leurs maris et à commissionner Renoir pour peindre « un portrait ravissant qui capturera chaque once de votre charme » « (Colin B. Bailey « Portrait de l’Artiste comme Peintre de Portrait», les Portraits de Renoir, Impressions d’un Age (le catalogue d’exposition), National Gallery of Canada, Ottawa ; The Art Institute ofChicago ; Kimbell Art Museum, Fort Worth, 1997-98, p. 4).

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